NEW ESHOP • NOUVEAU SITE

  • 0
Français (FR) Euro (€)
Localizations
Choose a language
Choose a language
Choose a localization
Panier
Wellness

COMMENT S'ÉPANOUIR DANS SA VIE SEXUELLE ?

Pour une vie sexuelle épanouie, rencontre avec Anne Bianchi, sexothérapeute et professeure de Yoga.

COMMENT S'ÉPANOUIR DANS SA VIE SEXUELLE ? COMMENT S'ÉPANOUIR DANS SA VIE SEXUELLE ? COMMENT S'ÉPANOUIR DANS SA VIE SEXUELLE ? COMMENT S'ÉPANOUIR DANS SA VIE SEXUELLE ?

Et si demain, je changeais de vie ? À cette question, Anne Bianchi, que nous rencontrons ici pour vous a répondu oui.

Plongée au cœur de son quotidien de sexothérapeute et professeure de Kundalini. Entre désir, amour, confiance, intimité et pleine conscience. Inspiration.

Ancienne directrice de la rédaction du magazine féminin Be (2008-2014), tu as décidé de changer de vie pour reprendre des études de psychologie, enseigner le Kundalini et devenir sexothérapeute. Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi, ton parcours et tes aspirations ?

J’ai une formation de journaliste et j’ai travaillé pendant 15 ans dans la presse féminine. Le dernier poste que j’ai occupé dans ce secteur, au sein du groupe Lagardère, était celui de directrice de la rédaction du magazine Be, un magazine pour trentenaires.

L’idée de créer et de faire vivre une communauté rassemblée autour de centres d’intérêts et de valeurs communes était au cœur du dispositif. Je précise cela, car c’est totalement en lien avec ce que je fais aujourd’hui dans un autre domaine, le yoga, alors que souvent les gens pensent que mes deux vies n’ont rien à voir l’une avec l’autre. En réalité, j’appris avec le temps que tout est lié par un fil invisible, et que chaque chose qui nous arrive, chaque rencontre a la capacité de nous amener ailleurs, et en même temps un peu plus près de nous-mêmes. L’important est de faire confiance au processus. 

À un moment de ma vie, plus rien ne faisait sens. Je me sentais en dehors de moi même. J’ai pris ce risque de l’inconnu, et fait ce saut dans le vide, non sans peurs et appréhensions. J’ai écouté ma petite voix intérieure, j’ai eu la force de dire non à ce que je ne voulais plus, n’aimais plus. Ce n’était pas facile. Matériellement et psychologiquement. Soutenue par ma pratique du yoga, de la méditation, du jeûne aussi, j’ai pris le temps de laisser émerger le nouveau. J’ai repris des études de psychologie jungienne, puis je me suis formée chez INDIGO, une école de psychothérapie intégrative en sexothérapie et Gestalt Thérapie.

Je me suis parallèlement formée au Kundalini yoga, qui est devenu un pilier important de ma vie. Je conjugue cette activité avec la sexothérapie, les deux se nourrissent et se répondent. J’organise beaucoup de retraites où je travaille souvent en tantra, qui
pour moi représente l’art de la relation consciente, à soi-même, et à l’autre. Dans un
but, je l’espère de réconcilier les polarités du masculin et du féminin en chacun de nous.

Quel est ton titre/comment définis-tu ton travail/ta pratique ?

Je suis professeure de yoga, sexothérapeute, et je dirige un lieu appelé Satnam Montmartre dans le 18 ème arrondissement de Paris, dédié au yoga, et à la thérapie dans une vision holistique, à la fois corporelle, existentielle et spirituelle. Aujourd’hui, mon travail consiste à accompagner des gens et à transmettre. Je suis un peu comme une sage femme, j’aide les gens à accoucher d’eux mêmes, à être plus vrai envers eux-mêmes, et à s’autoriser à suivre le chemin de leur propre désir. Je crois dans cette re-naissance que l’on se donne à soi-même, après la première, charnelle, qui passe par notre mère. Cela passe toujours par le corps.

Reçois-tu des couples en thérapie ? Que recherchent-ils ?

Oui ! Et de plus en plus ! La problématique numéro 1 des couples en cabinet, c’est l’absence de désir, comment faire (re)vivre le désir au sein du couple. Ils recherchent ce qu’ils ont connu au début de leur relation, et qui est parti on ne sait où. Dans un trop plein de quotidien souvent… Le désir ne se commande pas. Il est libre, il peut débarquer sans crier gare et on peut le convoquer de toutes ses forces sans qu’il pointe le bout de son nez. Son émergence est indépendante de notre volonté mentale, mais on peut travailler dessus. Il y a des écueils à éviter, des choses à garder en tête, et bien sur, le travail corporel est essentiel pour rallumer le désir.

De temps à autre, je propose des ateliers pour les couples, ou des binômes ou je fais travailler mes élèves en tantra, avec des exercices, des postures, des respirations, et des méditations qui se pratiquent à deux. C’est vraiment une voie que je souhaite explorer de plus en plus. L’horizon de la relation , et du couple, semble bouché mais pour moi, comme notre monde, il est en pleine mutation, et de cela, peut émerger un rééquilibrage du couple, moins « idéalisé », moins immature, très bénéfique.

Ce début du troisième millénaire à l’ère post #metoo, voit la libération – très violente - d’un système de domination qui obligera les hommes et les femmes à inventer une nouvelle manière de vivre ensemble, sur un plan égalitaire, ce qui ne veut pas dire indifférencié, et qu’ils trouvent aussi d’autres modes de communication que la parole, apanage de nos sociétés intellectuelles. Je crois absolument à la voie du corps.

Le tantra travaille sur les polarités, les grandes forces énergétiques qui nous constituent, masculine et féminine, afin de trouver en nous un équilibre, une harmonie, une forme de complétude qui est aussi une humanité entière. De manière ludique et automatique, cela (re)crée de la connivence, de la complicité, un lien entre les deux partenaires.

Cela ouvre un nouvel espace, c’est merveilleux de voir des couples pratiquer ensemble ! Quand on entre sur ce chemin du corps, on accède à un autre niveau de communication, plus subtile, extrêmement bénéfique pour les couples.

Quels conseils donnerais-tu aux couples qui souhaitent rendre leur vie sexuelle plus épanouie ?

Nourrir leur désir, se donner du temps, créer de la nouveauté, un rendez-vous, lire des textes érotiques, explorer…. Ne pas tout se dire – ce qui ne signifie pas ne pas communiquer attention !

On ne prend pas assez en compte les autres langages de l’intimité que le verbe… Les hommes par exemple, qui ont souvent plus de difficulté à parler de l’intime que les femmes, peuvent utiliser l’érotisme comme une façon d’exprimer la part de tendresse qu’ils portent en eux. Nous les femmes, nous sommes souvent en demande de paroles, on veut mettre des mots sur l’intime, souvent pour nous rassurer, ce qui peut mettre mal à l’aise beaucoup d’hommes… et couper le désir.

Pour beaucoup d’hommes, le sexe est la seule langue possible pour appréhender l’intime. Donc, apprivoiser le silence. Se regarder dans les yeux, respirer consciemment ensemble, va venir ouvrir une autre voie en matière de sexualité. Une voie de présence à l’autre.

Je dirais aussi que conserver une part de mystère, et cultiver son jardin secret, est essentiel. Le désir nait de ce que l’on ne connaît pas, rappelez vous les débuts de votre histoire quand vous ne connaissiez pas tout de lui, ou d’elle… Souvent, et c’est l’effet boomerang pour beaucoup de couples qui s’aiment, la chute du désir est une conséquence non intentionnelle d’une intimité qui en réalité n’existe plus.

Le manque, la distance sont de très bons ingrédients du désir, c’est le grand paradoxe du rapport entre sexe et intimité. Donc s’éloigner un peu, faire les choses de son côté, voir l’autre dans un autre contexte que celui du quotidien, peuvent agir comme des boosters de désir.

Enfin, pratiquer une activité agréable, relaxante, ensemble hors des tâches ménagères, des enfants, etc. est une bonne idée ! Une certaine mise en scène pour retrouver l’autre dans un contexte inhabituel peut être le piment qui manque au quotidien.

L’homme/la femme doivent-ils se définir des rôles (l’attaquant/celui qui se rend) ?

Pour moi, il n’y a pas une sexualité, mais des sexualités où l’on peut choisir un rôle à un moment donné, et en changer. Je ne crois pas que l’homme doive être actif et la femme passive. Ni l’inverse.

La sexualité est un espace où chacun doit pouvoir s’exprimer sans peurs, sans contraintes, et sans trop d’attentes. On y va, chacun est attentif à ses sensations, à son propre ressenti, et à celui de l’autre. Un homme qui a travaillé sur son coté «réceptif » peut aimer être pénétré par une femme, une femme qui est pénétrée peut absolument être « active » dans sa réceptivité… On se guide mutuellement dans une recherche de plaisir. C’est un jeu délicieux, qui s’agrandit d’autant plus que chaque partenaire s’est exploré lui -même, et peut emmener l’autre vers l’inconnu.

C’est très excitant. Comme dans toute relation, cela nécessite confiance, avant tout respect. Il faut essayer des choses, rester ouvert et à l’écoute de son propre désir.

Trop de femmes répondent aux désirs de leur partenaire, et pas forcément au leur ! Il pèse encore beaucoup de tabous sur la sexualité féminine. Mais les hommes ont leur lot aussi : ils portent souvent une obligation de performance qui peut être un frein à une sexualité joyeuse et épanouie.

En définitive, la sexualité est un terrain d’exploration, c’est la vie !

Les énergies/baisses d’énergie sexuelles /libido sont-elles définies par les genres (homme/femme) ? 

Non, ce n’est pas à une problématique de genre. L’absence de libido, le manque de désir touchent autant les hommes que les femmes… C’est plus inhérent à l’histoire du couple, à son fonctionnement, à la nature même du désir, qui est fluctuant et non linéaire. La chute du désir est souvent une conséquence non intentionnelle de l’intimité. L’amour a besoin de proximité, le désir de distance, nous dit Esther Perel, sexothérapeute formidable, dans son livre, L’Intelligence Érotique. 

C’est le mystère de l’autre, notre incapacité à le posséder totalement qui maintient le désir, l’excitation. Pour cela, il faut accepter de démanteler les systèmes de sécurité, résister à notre pulsion de contrôle, notre besoin d’être rassuré. Pour tous, c’est un pas difficile à franchir. Peut-être que les femmes refoulent plus que les hommes, pour ne pas blesser, pour protéger, et peut –être que c’est plus difficile pour un homme d’être en contact avec ses émotions, sa sensibilité, son énergie féminine, mais je ne ferai pas de généralités. Je suis surprise tous les jours par les hommes que je rencontre, et qui viennent s’aventurer sur la voie du corps. Je les admire, et ils me touchent, car je sais que c’est moins facile pour eux que pour nous de se livrer.

Nos sociétés modernes, l’éducation, l’environnement professionnel, bien souvent basés sur une forme de domination masculine, de mythe de la virilité, ne les y encourage pas. C’est une vraie démarche dans laquelle nous pouvons aujourd’hui nous retrouver, femmes et hommes, toute orientation sexuelle confondue, sur un plan d’égalité, et en finir enfin avec « la guerre des sexes ».

Dans ce rééquilibrage des forces en présence, qui doit d’abord passer par une reconnexion intérieure, individuelle, le yoga Kundalini, qui travaille sur l’union des deux énergies, masculine et féminine, est un outil magique, très complémentaire d’une thérapie de couple.

Vas-tu aider de la même façon les couples hétéro/homo ?

Il n’y a pas de différence quand on parle de choses universelles inhérentes à notre nature d’humain, comme la sexualité, le désir, les sentiments, les émotions !

J’aide les couples en fonction de leur problématique, pas de leur orientation. Je reçois des gens qui sont à un moment de leur vie ou ils sont vulnérables, fragilisés, en questionnement, au bout d’un cycle. J’essaie de leur faire prendre conscience qu’il y a toujours une ouverture, la possibilité d’une étincelle, un nouveau chapitre à écrire. Mes seules limites sont la peur ou le dégout, je ne travaille pas avec quelqu’un qui suscite chez moi l’une de ces émotions. Chaque thérapeute a ses qualités, son histoire, et aussi ses limites, d’où l’importance de se connaître et d’avoir soi-même vécu un maximum de choses. Il m’arrive encore souvent d’aller explorer. 

Récemment, je suis allée de mon propre chef à une séance chez une Maîtresse Dominatrice dont je suis sortie profondément bouleversée, car j’ai assisté à des choses dont je n’avais pas idée… Il est a découlé une profonde remise en question de l’axe dominant-dominé, et de la sexualité dite « normale » et hétérosexuelle, où on est souvent bien plus sur cet axe-là justement. Dans le BDSM respectueux, la notion de consentement est essentielle. Comme dans le tantra. C’est au final beaucoup moins «pulsionnel », et ça n’enlève pas l’émergence d’un puissant désir.

On lit souvent que plus les couples sont proches et font le maximum de choses ensemble, moins leur vie sexuelle est réjouissante. Recommandes-tu de s'éloigner pour mieux se rapprocher ?

Oui !!! C’est ce que je dis plus haut. C’est le grand paradoxe entre intimité et désir. L’intimité a besoin de sécurité, le désir d’inconnu. Le défi pour les couples d’aujourd’hui consiste à réconcilier le besoin d’être rassuré avec celui d’excitation et de mystère, qui donne des papillons dans le ventre.

Le désir, c’est notre part sauvage, c’est un élan, cette envie de manger l’autre, de le griffer, de le mordre. Notre sexualité, c’est notre part de mystère, ce qui ne peut pas se vivre ailleurs, une jouissance du corps qui peut convoquer des scénarios très différents. La créativité y joue un rôle important. Y réside quelque chose comme un retour à l’innocence, sans raisonnement, dans une sortie d’ouverture à la vie qui s’exprime à travers moi. Pour cela, il faut sortir du mental.

Si tout est automatique, prévu, ça ne va pas faire d’étincelles ! Les mots que j’aurais envie de partager, c’est : ouverture, altérité, partage et exploration. On ne rentre jamais le même d’un voyage, où qu’il soit.

Vous pouvez retrouver Anne sur son compte Instagram : satnam_montmartre_amar
et sur le site satnam-montmartre.fr


PRODUIT ASSOCIÉ
4.92
ON VEUT

UN CYCLE HARMONIEUX

Apaise le SPM et aide à équilibrer les hormones
39€
LIRE AUSSI
Comment bien vivre sa libido à chaque phase du cycle menstruel ?
Cycle

Comment bien vivre sa libido à chaque phase du cycle menstruel ?

Les différentes phases de notre cycle menstruel, jalonné de fortes variations hormonales, ont une réelle influence sur notre libido. Comment vivre ...
Lire la suite
COMMUNITY

MAGAZINE

Help ! J'arrête la pilule !

BEAUTY FOOD

Cuisiner au collagène

BIBLIOTHÈQUE

Jeune intermittent, mode d'emploi

BEAUTY FOOD

La chrononutrition en 4 recettes

NOS

BEST-SELLERS